On entend encore certains référenceurs parler de “liens toxiques” comme s’il s’agissait d’un virus mortel à éradiquer de toute urgence. Et si on arrêtait deux minutes de paniquer ? En 2025, le désaveu de liens est-il vraiment encore utile ? Spoiler : pas tant que ça. Explications sans langue de bois.
Ce qu'il faut retenir :
- Le fichier de désaveu n'est plus un réflexe SEO utile : Google gère les mauvais liens automatiquement.
- SpamBrain, l'algo de tri de liens déployé depuis 2022, fait le ménage sans intervention humaine.
- Les cas où désavouer reste pertinent sont rares et ciblés (attaques massives ou pénalités manuelles).
- Plutôt que de traquer les “liens toxiques”, mieux vaut concentrer ses efforts sur l'acquisition de backlinks naturels et qualitatifs.
Vous bossez votre netlinking ? Dites-nous comment
Au fait, on lance notre première grande étude Abondance sur le netlinking. Comment vous gérez vos liens aujourd’hui ? Quelles méthodes utilisez-vous ? Quel type de liens préférez-vous ? Les mentions, ça compte ? Que pensez-vous des RP digitales ?
On a besoin de vous pour dresser un vrai portrait des pratiques netlinking en 2025.
5 minutes chrono pour faire avancer la réflexion — et filer un coup de main à toute la communauté SEO.
Un outil né dans un autre temps
Retour rapide en arrière. En 2012, Google lançait Penguin, un algo bien décidé à faire la chasse aux liens factices. Les référenceurs, pris de panique, ont commencé à désavouer tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un lien douteux. C’était l’époque des pénalités manuelles à la chaîne, des profils de liens “nettoyés” à la hache, et du fichier de désaveu devenu le Graal des SEO stressés.
Sauf que depuis… le moteur a changé. Et pas qu’un peu. En 2022, Google dégaine SpamBrain. Cette brique algorithmique “intelligente” est capable d’ignorer toute seule les liens de mauvaise qualité.
Mais alors, on le jette ce fichier ?
Pas forcément. Google continue de proposer l’outil dans la Search Console. Mais il précise bien qu’il ne sert que dans 2 cas bien précis :
- Vous subissez une attaque massive de liens spammy (genre, 10 000 liens vers votre site en quelques heures).
- Vous avez reçu une pénalité manuelle pour liens factices (ce qui n’arrive quasiment plus, soyons honnêtes).
En dehors de ça ? Rien à signaler. Même les outils qui vous alertent sur des “liens toxiques” exagèrent. Ce n’est pas parce qu’un lien vient d’un site obscur qu’il vous tire vers le bas. La plupart du temps, Google l’ignore tout simplement.
Le vrai boulot : construire des liens qui comptent
Au lieu de passer vos soirées à désavouer des domaines louches, pourquoi ne pas investir ce temps dans l'acquisition de bons liens ? Ceux qui viennent de vrais sites, avec du contenu solide, et qui ont un sens dans votre thématique. Sur le long terme, c’est ce qui paye. Le netlinking reste un levier puissant — mais seulement quand il est fait avec un peu de jugeote (et sans parano).
Personne, ou presque, n’a jamais vu un site grimper miraculeusement dans les SERP après avoir soumis un fichier de désaveu. Ce fantasme persiste encore chez certains, mais dans les faits ? Rien de spectaculaire.
Vous avez peur d’un lien louche ? Très bien. Mettez-le de côté, observez. Mais ne partez pas du principe que tout ce qui ne vous plaît pas est toxique. Le web est fait de zones grises, de liens imparfaits, et de signaux parfois ambigus.
Alors, on fait quoi ?
Si vous êtes tentés d’ouvrir encore une fois votre fichier de désaveu, posez-vous la vraie question : est-ce que ce temps ne serait pas mieux utilisé ailleurs ?
- Créer du contenu utile (oui, même sur des niches bien occupées)
- Contacter des sites partenaires pour échanger de vrais liens éditoriaux
- Analyser vos concurrents, pas juste leurs backlinks
Le SEO, c’est aussi une affaire de priorisation. Et si vous me demandez où investir votre énergie en 2025, je vous répondrai sans hésiter : dans la construction de lien, pas dans leur suppression.