Google tape du poing sur la table : le contenu généré à grande échelle, peu importe la méthode, est dans son viseur. Entre illusions de qualité et quêtes de trafic, une mise au point s'imposait. Vous publiez en masse ? Prenez deux minutes. Vraiment.

Ce qu'il faut retenir :

  • Google ne fait pas de distinction : qu’il soit humain ou généré, le contenu produit à la chaîne pose problème.
  • Les contenus peu originaux ou sans effort réel sont désormais systématiquement classés en bas de l’échelle de qualité.
  • Utiliser l’IA peut avoir du sens… si elle sert à enrichir une base existante, et non à produire du contenu générique.
  • Créer du contenu uniquement pour capter du trafic SEO est un signal négatif pour Google.

Un air de déjà-vu ?

Si vous pensiez que la génération de contenu par IA allait passer parce que Google a déclaré que la méthode de production lui importait peu, la firme vous informe que non.

Lors d’un échange récent, Danny Sullivan (Google Search Liaison) a remis une couche sur le sujet. Ce n’est pas l’IA qui dérange. C’est l’intention derrière. Et l’échelle. Et l’absence de valeur ajoutée. Bref, vous voyez le tableau.

Pour Google, le problème ne date pas d’hier. On parle d’un vieux réflexe SEO : produire à la chaîne. À l’époque, c’était fait à la main. Aujourd’hui, c’est automatisé. Le fond du problème reste identique : trop de contenu sans substance.

Ce que disent vraiment les Quality Raters Guidelines

Un nouveau regard sur la qualité

Les fameuses Quality Rater Guidelines ont évolué. Désormais, les contenus générés par IA sont directement mentionnés dans la catégorie « Lowest quality » si :

    • Le contenu est paraphrasé, recopié ou généré automatiquement sans effort notable

    • Il ne propose aucune valeur ajoutée ni originalité

    • Il est là uniquement pour remplir des pages, sans penser à l’utilisateur

Pas besoin d’un algorithme pour flairer un contenu fade. Même les quality raters sont formés à ça.

Peu importe l’outil

Sullivan insiste : que ce soit fait à la main, via une IA ou avec un script maison, le problème reste le même. Si l’objectif, c’est juste de ranker, Google va le sentir passer. Et agir en conséquence.

Et puis, soyons honnêtes. Vous vous souvenez des sites bourrés de liens d’annuaires en 2008 ? Ce genre de pratiques revient, mais avec une couche de prompt.

Mais alors, l’IA, on en fait quoi ?

On ne va pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Google ne déteste pas l’IA. Ce qu’il veut éviter, c’est l’inondation de contenus sans âme.

Exemple donné par Sullivan : sur Amazon, les résumés automatiques d’avis clients sont utiles. Ils synthétisent des retours authentiques. Et apportent de la clarté. Voilà une vraie valeur ajoutée.

Une question d’intention

Avant de cliquer sur “Publier 500 pages”, demandez-vous : “Est-ce que je le fais pour mon audience… ou pour la Search Console ?”

Si vous ne pensez pas qu’un vrai lecteur aurait quelque chose à gagner à tomber sur cette page en dehors de Google, peut-être que cette page n’a pas sa place. C’est brutal, mais c’est le message.

Originalité ou illusion ?

Un exemple frappant : ceux qui encensent les contenus générés par IA changent vite de discours… quand il s’agit d’un sujet qu’ils maîtrisent. On sent tout de suite quand ça sonne creux.

Pourquoi ? Parce que l’IA ne pense pas. Elle enchaîne des mots probables. Et ça peut donner l’illusion de pertinence. Jusqu’à ce qu’on gratte un peu.

    • Des contenus qui survolent sans approfondir

    • Des phrases lisses, mais vides

    • Des réponses génériques à des questions trop précises

Et ce n’est pas parce que ça se “lit bien” que ça “vaut quelque chose”.

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Avant de générer : 2 tests à faire

Sullivan propose deux questions à se poser. Simples. Mais efficaces :

 

    1. Pourquoi je crée ce contenu ? Pour aider, ou pour attirer du trafic ?

    1. Qu’est-ce que j’apporte de nouveau ? Est-ce que je suis juste en train de reformuler ce qui existe déjà ?

Si les réponses vous mettent mal à l’aise… vous avez probablement votre réponse.

On ne vous dit pas de bannir l’IA. On vous dit de ne pas l’utiliser comme une photocopieuse. Écrire pour les gens, pas pour les robots. Ça semble évident. Mais dans la précipitation des classements et des KPI, on l’oublie trop vite.

Et si vous vous sentez tenté de publier 300 pages “SEO-friendly” d’un coup… respirez un coup. Posez-vous. Et demandez-vous si quelqu’un aurait vraiment envie de les lire.