Google My Business (GMB) permet aux commerces de proximité et aux points de vente de mettre en avant leur activité sur Google afin d’attirer davantage de clients sur place. Experte sur le sujet, Sandrine Bertrand nous propose ses conseils pour optimiser sa fiche. Comment bien la remplir ? Quels éléments prioriser ? Quels sont les pièges à éviter ? Voici ce que vous devez savoir !
Ce qu'il faut retenir :
- La catégorie principale, l’adresse et le nom de l’établissement sont les éléments les plus importants.
- Une fois la fiche remplie, ce sont les publications, les promotions, les photos et les mises à jour qui font la différence.
- Les images ont une incidence directe sur le taux de clics.
- Plusieurs outils en ligne permettent de faciliter la gestion de son GMB.
Optimiser sa fiche d’établissement : les éléments à prioriser
Le premier conseil pour optimiser sa fiche GMB, c’est tout simplement de la remplir, « sachant qu’il n’est pas possible de trop optimiser sa fiche, à moins d’y mettre n’importe quoi. » Comme nous le rappelle Sandrine Bertrand, l’élément le plus important est la première catégorie, car elle permet de définir ce qu’il est par la suite possible de mettre dans la fiche.
« Par exemple, si j’indique « pharmacie », je ne pourrai pas mettre de produits dans la fiche, car les pharmacies n’ont pas le droit de faire de publicité pour les médicaments en France. En revanche, si je choisis « parapharmacie » comme première catégorie, je pourrai mettre des produits. »
En dehors de la première catégorie, les autres éléments les plus importants sont le nom et l’adresse du commerce. La zone de chalandise (ou zone desservie) est un point essentiel, car elle permet de faire ressortir la fiche du commerce sur les zones alentour, lorsqu’il n’y a pas de concurrence. En effet, comme le précise Sandrine : « les résultats sont inextricablement liés à la position géographique ». Par ailleurs, à moins de proposer un nouveau service, il n’y a pas d’intérêt particulier à changer les informations une fois la fiche remplie.
Que faire en cas de problèmes de validation ?
Et si ça bloque à l’étape de la validation ? En général, si ça coince, c’est que les consignes n’ont pas été complètement respectées, comme le fait remarquer Sandrine. Certains types de commerce peuvent également être confrontés à des difficultés supplémentaires, en raison de leurs spécificités. C’est notamment le cas des foodtrucks, qui ne possèdent pas d’adresse fixe. Pas d’inquiétude, Google a prévu ces cas particuliers. Il suffit de veiller à bien remplir la fiche.
Par ailleurs, le spam de GMB est très mal perçu par Google. Par conséquent, il faut absolument éviter de créer des fiches dans toutes les villes situées aux alentours du commerce, à moins de vouloir s’attirer les foudres de la firme de Mountain View !
Faire vivre sa fiche avec les Google Posts
Les Google Posts, qui permettent de tenir les internautes informés des dernières actualités et promotions en date, ont un impact non négligeable sur les requêtes, en particulier celles liées aux sujets abordés dans les publications.
Pour Sandrine, « c’est un réseau social en plus, qu’il faut animer ». Il faut donc faire vivre sa fiche, en priorisant l’actualité. L’avantage, c’est que les publications se font rapidement et très facilement, d’où l’intérêt de tester pour trouver la meilleure façon de communiquer avec votre cible.
Les images pour améliorer le taux de clics
Les images ont également une incidence importante sur le taux de clics. « Par défaut, la photo valorisée est celle mise par le propriétaire. » Dans l’idéal, il faut une photo de l’extérieur du commerce, une photo de l’intérieur et une photo de l’équipe. Les photos doivent être récentes, en particulier si la décoration ou la devanture évolue, comme c’est le cas des fleuristes, par exemple.
A noter qu’il est également possible de mettre des noms de produits, des prix et autres informations publicitaires dans les images. Faites toutefois attention à la manière dont Google recadre vos images. Il faut centrer l’information, même si la partie visible peut légèrement varier en fonction des appareils. Vous l’aurez compris : le plus sûr est de tester !
Quant aux vidéos, « si on peut le faire, il faut le faire ». Une vidéo de l’intérieur du magasin peut provoquer un effet incitatif et aider les visiteurs à préparer leur venue.
Les avis : quel nombre pour se positionner ?
Concernant les avis, Sandrine nous apprend qu’il en faut au minimum 10 à 15 pour commencer à se positionner dans les premières positions. Mais ce n’est pas le nombre d’avis qui compte le plus pour s’assurer une bonne position.
« C’est la proximité géographique, pondérée par le taux de remplissage de la fiche. Plus la fiche est remplie, plus il y a de chance qu’elle se positionne ».
Quels outils utiliser pour gérer sa fiche GMB ?
Parmi les différents outils qui peuvent s’avérer utiles, Sandrine Bertrand recommande en particulier Local Falcon (la capture d'écran dans l'illustration de l'article) Facile à appréhender, notamment pour les commerçants qui n’ont pas forcément de notions en SEO, cette solution américaine permet de vérifier le positionnement de sa fiche, zone par zone. Sandrine nous met toutefois en garde quant à l’importance de choisir un rayon cohérent. Par exemple, dans le cas d’un fleuriste, le rayon est généralement assez restreint, car il peut y avoir beaucoup de concurrence au niveau local. Par ailleurs, il faut lancer un scan aux horaires d’ouverture du commerce, au risque d’obtenir des résultats faussés.
Mentionnons également l’existence de Mon Classement Local, un outil au fonctionnement relativement similaire proposé par les Français d’Involvd.
Merci à Sandrine Bertrand pour ses précieux conseils !